Deux forages opérationnels à Menaouer
Deux ouvrages hydrauliques
ont été mis en opération dernièrement
dans la commune de
Menaouer. Il s’agit en effet de
deux puits qui ont été réalisés
pour renforcer l’alimentation en
eau potable. On note que le premier
puits, d’une profondeur de
130 mètres, fournit un débit de
15 litres/seconde, soit un volume
de 1.210 mètres cubes par
jour pour alimenter en eau potable
une population de 12.500
habitants, offrant ainsi une
moyenne de 201 litres par jour
et par habitant. Quant au
deuxième forage, il est d’une
profondeur de 128 mètres avec
un débit de 8 litres/seconde. Il
permettra d’alimenter une population
de 5.580 habitants disséminée
à travers 17 douars rattachés
aux communes de
Menaouer et d’El Bordj. Voilà
un acquis important pouvant
rassurer les habitants à l’approche
de la saison estivale.
Sohbi B.N
Mascara
80 milliards pour le secteur de la jeunesse et des sports
Le secteur de la jeunesse et des
sports connaît ces dernières années
une certaine dynamique le
concernant, notamment d’avoir
bénéficié de plusieurs projets consistants
dans le cadre du programme
complémentaire de soutien
a la croissance, atteignant
ainsi plus de 80 milliards de centimes
pour bon nombre d’opérations
au profit de la frange des jeunes,
apprend-on de la cellule de
communication de la wilaya.
Parmi ces projets on notera celui
en cours pour un centre régional
de cyclisme ainsi que l’équipement
d’une piscine semi-olympique (25
mètres) en plus de l’aménagement
et de l’équipement de 3 autres piscines
implantées à Sig, Mohammadia
et Ghriss, auxquelles s’ajoute
la réalisation d’une nouvelle salle
de port à Mascara, ajoute notre
source, qui indique que dans ce
même cadre, les structures pour les
jeunes se verront renforcer par 2
projets en cours de réalisation de
maisons de jeunes à Khalouia et
Bouhenni, tout comme celui d’un
centre sportif ainsi que 4 terrains
de sport au profit des jeunes de la
localité de Zaghloul (Zahana), les
Frères Benchenine (Mohammadia)
et les communes de Sedjrara et
Chorfa.
Le secteur en question sera renforcé
par la réalisation et l’équipement
d’un CLS (centre de loisirs
scientifiques) au chef-lieu de la
wilaya et la mise à niveau pour le
complexe de l’Unité africaine, en
plus de la réhabilitation de plusieurs
infrastructures sportives et
de la jeunesse des daïras et de la
construction d’une salle
omnisport à Mascara. Il est à noter
également les travaux achevés
ces derniers jours consistant en la
couverture en gazon artificiel du
stade communal d’El Bordj.
Sohbi B.N
Ghriss
300 millions de dinars pour l’aéroport
La commune de Ghriss a bénéficié
de 176 locaux à usage professionnel
dont une partie a été
distribuée aux chômeurs. Pour
sa part, le secteur de la Santé a
vu l’inauguration par le chef de
l’exécutif, d’une unité de transfusion
sanguine au niveau de
l’hôpital de Ghriss. Un acquis de
plus pour cet établissement hospitalier
qui évitera ainsi le déplacement
des patients jusqu’au
chef-lieu de la wilaya pour une
opération liée du service en question.
Dans la même lancée de
développement de cette importante
commune, on citera les
300 millions de dinars dégagés
pour le renforcement de l’aéroport
de Ghriss qui dispose maintenant
de tous les paramètres
exigés par la navigation aérienne
et dont le tarmac nouvellement
renforcé n’attend plus que
l’atterrissage des aéronefs.
Sohbi B.N
Matemore
108 millions pour un nouveau lycée
C’est une navette qui prendra fin pour les élèves de l’enseignement
secondaire à la prochaine rentrée scolaire par l’ouverture du projet
d’un nouveau lycée, le premier du genre pour cette commune. Le nouvel
établissement, dont les travaux sont en cours, a une capacité d’accueil
de 600 élèves avec une demi-pension de 200 repas/jour. Le projet
en question, qui compte des blocs pédagogiques et administratifs, et 5
logements de fonction a coûté 108 millions de dinars pour sa réalisation
et son équipement. Par ailleurs, toujours dans le cadre des nouvelles
acquisitions pour le secteur de l’éducation, on notera aussi une
nouvelle cantine scolaire fin prête au profit des chérubins de l’école de
Ouled Ghanou relevant de la commune de Matemore pour un montant
de 450 millions de centimes.
Sohbi B.N
Renforcement de l’AEP au douar Athmania
Une nouvelle station d’AEP a été
inaugurée dernièrement par le
wali de Mascara au profit de la
population du douar Athmania
relevant de la commune d’Aïn
Frass.
Cette localité a vu aussi le lancement
des travaux d’un réseau
d’assainissement pour un montant
de 12 millions de dinars,
avec un délai de 04 mois pour
sa réalisation. Toujours et concernant
le douar Athmania on
notera la réception d’une réalisation
d’un terrain combiné qui
a coûté 02 millions de dinars
ainsi que du projet en cours
ayant trait au renforcement de
l’éclairage public par une enveloppe
de 01 million de DA. Dans
le cadre de la fixation de la population
rurale et l’amélioration
du cadre de vie le douar en question
a bénéficié de 78 aides à
l’habitat rural pour une population
de 212 habitants.
Sohbi B.N.
Songe d’un harrag
Il était là, fier d’avoir réussi. Il était si content
qu’il ne pouvait croire avoir atteint son
but sans vraiment se heurter aux problèmes
vécus par ses prédécesseurs, dont bon
nombre ont laissé la vie avant même d’arriver
dans le plus vieux continent.
Juste un simple souvenir pour lui qui, semble-
t-il, a bien eu la chance de la nuit du
destin (leïlat el-qadr) pour avoir bénéficié
de toutes les facilités et tous ses papiers
ont été réglés dès qu’il posa les pieds en
terre ibérique. «On dirait qu’on n’attendait
que moi» se demanda-t-il dans son fort intérieur,
lui, qui, si joyeux, sortait ce jour
d’une succursale où il avait auparavant
retiré de l’argent de son compte, bien sûr,
en devises. Il fut surpris par une pluie si
fine du climat européen, comme on dit chez
nous. Une pluie si fine mais qui tarde dans
l’esprit de notre «harrag», parce que c’est
de lui qu’il s’agit. Lui qui était dans un canoë
entassé parmi plusieurs jeunes tentés
par l’aventure vers l’eldorado.
La sensation de pluie qui tombait, n’était
que la montée des vagues d’une mer agitée
et la modeste embarcation qui a perdu
son moteur de fortune, dérivait au sens du
courant et des flots de cette partie de la
Méditerranée. Une mer plutôt calme au dé-
part mais, comme on dit, «les vents ne
soufflent pas comme le désirent des voiliers ». C’est ainsi, dans la réalité, que se retrouve notre «harrag», songeur, au milieu de ces jeunes qui semblaient dormir ou rêver comme lui. Lui qui est resté éveillé, ne voyant aucune réponse quand, hélas, tout comme ses compagnons de cette traversée, la peur s’empara de son esprit. Un esprit qui commence à réfléchir et à se demander comment il est arrivé en ces lieux. Lui qui ne sait même pas nager, le voilà en train de vaciller dans une embarcation perdue dans la mer. Des regrets, il en avait énormément. Mais que faire ? Comment échapper à cette situation ? Il sait que la mer a emporté des vies, même de nombre de ceux qui connaissaient les règles de la navigation. Il sent sa fin très proche. Mais un miracle se produisit, heureusement pour lui et pour les «harraga» qui l’accompagnaient. Ils furent sauvés par des secouristes alertés par leur disparition. Une chance leur a sans doute souri, à ses camarades et à lui, mais qui ne s’est pas présentée à beaucoup d’autres qui ont péri, noyés dans la Méditerranée.
Sohbi B.N