L'ECHO D'ORAN DU 27/07/2008
Si le climat et le temps, ainsi que la manière de se vêtir, sont pour autant les indices qui correspondent à chaque saison, il y a aussi l’apparition de fruits et légumes qui montrent bien qu’on est dans telle ou telle saison. Des indices annonciateurs de cette période estivale sont bien visibles par leur couleur et leur forme. La pastèque (citrullus lanatus) est une plante herbacée de la famille des cucurbitacées, originaire d’Afrique, de même que le melon qui, comme à chaque été, entrent dans le décor du paysage par les étals un peu particuliers que réservent les commerçants à ces fruits qui pèsent généralement à maturité entre 5 à 9 kg et beaucoup plus dans certains cas. Ainsi, chacun décore à sa manière son local de fortune. اa part des madriers servant de piliers, des tôles pour les uns et des planches pour les autres. Le parterre est recouvert d’une couche de sable.Certains même font mieux en ornant le tout de feuilles de palmier et de guirlandes lumineuses. Une façon de donner le désir d’acheter même lorsqu’il fait nuit. Ces fruits sont cédés en moyenne à 30 DA le kilogramme pour la pastèque de bonne qualité. Certes, on y retrouve des pastèques de petit calibre mais dont la couleur et le goût ne sont pas à conseiller pour le consommateur. Cependant, beaucoup optent pour ces dernières en raison de leur prix. Ceci dit, ce fruit est composé à 92% d’eau et a des propriétés hydratantes. Il ne contient pas de cholestérol, en plus il possède des éléments nutritionnels tels la citruline, l’arginine de même qu’il est réputé pour être riche en antioxydants. Il contient aussi quelques vitamines tels la vitamine C, la B1, la B6 et la vitamine A. Il faut dire que les Algériens sont gourmands de ces fruits, car une fois réfrigérés, ils sont un délice accompagnant les repas. Toutefois, il faut les consommer avec modération. Dans ce décor de saison estivale, les figues de Barbarie ont fait leur entrée avec une certaine abondance. Même les prix cet été sont en baisse par rapport à ceux de l’année dernière.Pour en revenir à la pastèque, il y a une anecdote à relever. Des agriculteurs de la région du Zentsuji (Japon) ont trouvé un moyen de faire pousser des pastèques de la forme d’un cube, en cultivant ce fruit dans des bocaux en verre. La croissance du fruit suit alors naturellement la forme du récipient. Ainsi, cette forme servirait à rendre ce fruit encombrant plus facile à empiler et à stocker.Loin de nous cette idée, on préfère se contenter de la forme naturelle de nos pastèques et de savoir reconnaître un bon melon ou une pastèque délicieuse. L’expérience et parfois l’intuition y sont utiles, mais beaucoup savent où faire une petite entaille pour vous montrer que votre «dellâa» est bien rouge. Des astuces apprises par ces derniers qui ont réservé bien des surprises une fois la pastèque ouverte à la maison.
Sohbi B.N
l'écho d'oran du 26/07/2008
Quand il s’agit de bonnes manières, notre société ne faillit pas à la règle de bien faire, et ce, peut-être par solidarité, soutien ou simplement parce que c’est ainsi fait et légué par les coutumes. Dans ce contexte, et comme c’est la saison estivale, une période bien chargée en célébrations d’heureux événements, il faut dire que c’est la balance de la bourse qui vacille pour bon nombre de foyers, à l’image de Abdelkader qui, lui, a une femme qui travaille, et ne peut s’imaginer à quel point les dépenses subies au quotidien par son épouse aux «tbourik» à la famille, aux voisins, aux collègues etc.lui crèvent la bourse. «Une interminable liste qui a pris effet depuis le mois de juin, c’est-à-dire dès la parution des résultats de la sixième», nous dit Abdelkader, qui ajoute que cette traversée financière n’est pas encore finie car, pour lui, quand il demande à sa femme de faire une halte, elle lui répond que ses «tbourik» sont tout à fait normales et que c’est une façon de rendre la pareille, chacun son tour.Dans cette profusion de félicitations, qui se fait la plupart du temps sous la forme de billets, avec la rareté du billet de 100 dinars, le «tbourik» ou «tehmad» selon les régions, se fait au bas mot à 200 dinars, que même la prime de rendement de cet instituteur destinée normalement à passer des vacances ne suffit pas devant un emploi du temps aussi chargé de sa femme qui est toujours invitée à ces événements.Contrairement aux hommes, les femmes sont beaucoup plus conviées aux célébrations, qu’elles payent évidemment par ces «tbourik» là. Autant dire que c’est son porte-monnaie qui fait figure d’hôte, nous diront certains dans ce sens car notre société a, dans ces habitudes, perdu certaines notions sur lesquelles l’esprit mercantile a pris le dessus. Ainsi, dès qu’il y a fête, il y a des dépenses qui s’annoncent et perturbent et la bourse et le programme des vacances.Que mesdames et la gent féminine ne nous en veulent pas pour ce constat peut-être amer, mais qui demeure une réalité vécue et racontée d’une manière ironique par de nombreux ménages.
Sohbi B.N
l'écho d'oran du 26/07/2008
Le marché de gros des fruits et légumes situé à Khessibia, ce pôle économique important de la wilaya de Mascara, subira, dans les prochains mois, une opération de réhabilitation. A cet effet, une enveloppe financière considérable de 13 milliards de centimes a été dégagée, a-t-on appris de bonne source. En matière de réaménagement, il est prévu entre autres la construction de nouveaux locaux et de magasins qui répondent aux normes de cette activité, ainsi qu’une aire de stationnement pour les camions. Ceci dit avec sa rehabilitation et son réaménagement, ce marché de gros de Khessibia aura fière allure et permettra aux commerçants qui y affluent quotidiennement de travailler dans de très bonnes conditions.
Sohbi B.N.
l'echo d'oran du 23/07/208
Une enveloppe de 8 millions de dinars vient d?être débloquée par les services de l'hydraulique pour la réhabilitation du réseau principal qui passe par l'oued de Bouhanifia. Celui-ci, note-t-on, se trouve depuis longtemps dans un état de dégradation très avancé, dégageant de fortes odeurs nauséabondes et favorisant la prolifération des moustiques, au grand dam des occupants des habitations longeant ce cours d'eau tari depuis l'absence des lâchers d'eau du barrage. Ceci dit, le projet en cours consiste notamment en des opérations de raccordement de raccordement au collecteur principal des eaux usées venant du réseau d'assainissement de certains quartiers de la ville des thermes, tels la cité Zaghloul, les hammams et autres rejets directs dans l'oued, ainsi que la désobstruction des canalisations bouchées pour permettre ensuite le pompage des eaux vers la station de traitement des eaux usées réalisée à cet effet, notamment pour l'irrigation des terres. Cette opération de réhabilitation, selon les services en question, mettra fin à cette dégradation de l'oued el hammam connu depuis des temps comme étant le poumon de cette ville touristique et, selon le président de l'APC de Bouhanifia, on ne peut évoquer Bouhanifia sans parler de l'oued. D'ailleurs, il avait soulevé ce problème au wali lors de sa dernière visite dans la commune, qui a parlé d?envisager une étude pour son aménagement, croit-on savoir de notre source.
Sohbi B.N
Si pour nombre d'entre nous, la saison estivale constitue la période tant attendue pour prendre quelques jours de détente, il demeure aussi que l'été, outre le beau temps, la grande bleue, les voyages etc, il existe un autre facteur qui se fait sentir avec une certaine particularité, durant cette saison où l'on se trouve devant cette situation de bruits, notamment dans la célébration de nos heureux événements. Un constat qui part des simples youyous, soit en moyenne 1o décibels et plus, selon certaines cordes vocales, à 100 décibels et plus pour les Klaxons des voitures et les soirées musicales.Là aussi, il faut prendre en considération le nombre de véhicules et l'acoustique de la salle des fêtes, à qui s'ajoutent évidemment d'autres ingrédients bruyants eux aussi, tel le "berrah", les applaudissements et j'en passe, dans ce monde qui dérange plus d'une oreille pour les noces,;circoncisions, réussites à un examen etc, qui se fêtent, comme tout le sait, durant toute la nuit. Une période qui normalement doit être réservée au repos ou au soidisant calme qui n'existe que dans la théorie des choses. Par conséquent, lorsqu'il s'agit de pratique, bon nombre fait la sourde oreille. Ces incessants tintamarres ne respectent ni le nourrisson, ni le vieillard, ni encore plus le voisin malade. Comment y remédier devant ce phénomène qui a pris le dessus dans notre société où fêter est synonyme de faire du bruit et la palme reviendra à celui qui diffuse le plus de décibels. Un calvaire à répercussion négative, vous diront les spécialistes de la question. Un véritable chahut à longueur de journée que nos maigres oreilles doivent subir, en attendant qu'une réglementation dans ce sens vienne secourir nos "fins tympans" pour qu'ils servent beaucoup plus longtemps dans la vie où, le savoir écouter et le savoir fêter a quand même une certaine limite pour éviter ces boucans.
Sohbi B.N

BOUHANIFIA 
