L'echo d'oran du 20/04/2008
Signe des TEMPS
«Faites comme chez vous,
mais n'oubliez pas que vous êtes chez moi »
Qu'elle soit héritée ou apprise par le temps, l'hospitalité a toujours fait parler d'elle dans pas mal de régions de notre pays, où cette réputation représente la vertu innée dans la nature des choses et les préceptes de notre religion par «ikram edaif», ce qui n'est pas pour d'autres, des ingrats dont le sens de l'hospitalité fait
défaut avec un accueil aussi froid voire
glacial dans certains cas, et un merh'ba
« sortant difficilement entre les lèvres.
Souhaiter la bienvenue est synonyme de
bien recevoir, donc d'une certaine poli-
tesse, où tous "tes faits et gestes envers
l'invité ne sont qu'un moyen pour la mise
à l'aise «d'edaîf». Comme nous l'ont ap-
pris nos ancêtres, l'essentiel demeure le
sourire qui vient vraiment du cœur» et le reste suivra. Aujourd'hui, cette notion se perd, et recevoir un invité, c'est beaucoup plus penser aux depenses que va nécessiter ce dernier.
Là encore plusieurs personnes parlent de
ce dernier comme un «bascule bourse»,en se fiant à l'idée étrangère à nos coutumes qui dit que l"invité est comme un poisson :après trois jours il pue.une durèe qui se voit réduire ce derniers temps car «edaif» n'est plus le bienvenu dès les premières minutes pour ces ava-
res. Certains ne veulent rien entendre de ces
actes, avant tout de bienfaisance envers
autrui, oubliant qu'un sourire à son pro-
chain est une aumône qui vaut son poids
dans nos préceptes. Après un temps d'hospitalité, d'aubes veulent bien que «edaif» participe aux dépenses pour son séjour vu la situation financière dans certaines périodes. Toujours est-il qu'aborder l'hôte dans de bon-
nes conditioas d'accueil ne peut que ren-
forcer ce lien par les échanges de visites
et maintenir ainsi cet esprit d'hospitalité
légué par nos ancêtres. Là aussi il faut se référer à un dicton qui dit que « edaif igib el khèir». Une situation vécue par les adeptes de l'hospitalité puisqu'ils affirment qu'avec un invité chez soi on mange mieux. Pensez-y puisque l'hospitalité permet de se liberer de cet esprit de l'avarice.
SOHBI B.N
D'ACQUA SIRENCES A BOUHANIFIA OU L'HISTOIRE D'UNE CITE QUI A TOUJOURS PLU A SES VISITEURS