Le jumelage de Mascara-Tifariti (RASD) ratifié Au terme de son séjour de 4 jours qui a été couronné par un protocole de jumelage entre la ville libérée de Tifariti (RASD) et la ville de Mascara et la visite de plusieurs régions et sites historiques de la wilaya, la délégation sahraouie a tenu jeudi dernier un point de presse à la maison de culture Ab Ras Naciri, où le wali de Smara, M. Khatri Adouh, s’est dit très satisfait de ce jumelage. M. Khatri dira que le choix de la ville de Mascara n’est pas fortuit, car cette région qui a connu la résistance contre l’occupant a vu l’époque de la fondation d’un Etat par l’Emir Abdelkader. Un symbole donc et un modèle à suivre pour le peuple sahraoui, notamment dans le développement. La délégation sahraouie s’est déclarée très satisfaite de l’accueil qui lui a été réservé à cet effet par les autorités, à leur tête le wali de Mascara M. Larbi Merzoug, les responsables ainsi que la population des régions et communes visitées à cette occasion. Cette visite a vu la débaptisation d’une rue au nom du chahid Mustapha El Ouali, fondateur du front Polisario, tombé au champ d’honneur le 9 juin 1976 ainsi que d’un jardin public au nom de la ville de Tifariti. A une question sur les domaines concernés par ce jumelage, le wali de Smara a cité les échanges culturels et artistiques pour les élargir par la suite à d’autres sur les plans social et économique. Notons que cette rencontre, où nous avons remarqué un parterre de journalistes et de correspondants locaux, a été retransmise en direct sur les ondes de la radio Beni Chougrane. Dans ce même contexte, M. Khatir a aussi abordé le dossier du Sahara Occidental, notamment le conflit avec le Maroc, où la RASD a toujours été pour des négociations sous les auspices de l’ONU. Il dira que le Maroc, avec le soutien de plusieurs pays de l’Occident, gèle la voie pour l’autodétermination du peuple sahraoui. Il a souligné que l’occupation marocaine est juridiquement infondée et que l’exploitation des ressources telles le phosphate, les sables du littoral des terres sahraouies qui s’étendent sur 1.500 km ainsi que la faune aquatique constitue également une atteinte au droit international. M. Khatir, parlant de l’oppression, a cité plusieurs cas enregistrés au quotidien, que ce soit dans les régions occupées ou dans les camps marocains, de terrains minés, de barbelés ainsi qu’une forteresse de dunes de sables sur une distance de 2.283 km qui empêchent la libre circulation des citoyens sahraouis. L’orateur, en réponse aux interrogations de la presse, a souligné que le peuple sahraoui ne vit que grâce à l’aide humanitaire, qui a vu ces derniers temps une diminution sous la pression de certains pays alliés du Maroc. Quant au recours à la lutte armée, le wali de Smara a fait remarquer à l’assistance que le front Polisario avait au début affronté l’occupant de l’époque, c’est-à-dire l’Espagne, avec un nombre bien réduit de fusils et de dromadaires et que, actuellement, les choses ont évolué avec l’expérience acquise dans la lutte. Au volet des médias, M. Khatir a indiqué que deux chaînes de télévision sahraouies (terrestre et par satellite) verront le jour prochainement. Sohbi B.N.
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