l'écho d'oran du 26/07/2008
Quand il s’agit de bonnes manières, notre société ne faillit pas à la règle de bien faire, et ce, peut-être par solidarité, soutien ou simplement parce que c’est ainsi fait et légué par les coutumes. Dans ce contexte, et comme c’est la saison estivale, une période bien chargée en célébrations d’heureux événements, il faut dire que c’est la balance de la bourse qui vacille pour bon nombre de foyers, à l’image de Abdelkader qui, lui, a une femme qui travaille, et ne peut s’imaginer à quel point les dépenses subies au quotidien par son épouse aux «tbourik» à la famille, aux voisins, aux collègues etc.lui crèvent la bourse. «Une interminable liste qui a pris effet depuis le mois de juin, c’est-à-dire dès la parution des résultats de la sixième», nous dit Abdelkader, qui ajoute que cette traversée financière n’est pas encore finie car, pour lui, quand il demande à sa femme de faire une halte, elle lui répond que ses «tbourik» sont tout à fait normales et que c’est une façon de rendre la pareille, chacun son tour.Dans cette profusion de félicitations, qui se fait la plupart du temps sous la forme de billets, avec la rareté du billet de 100 dinars, le «tbourik» ou «tehmad» selon les régions, se fait au bas mot à 200 dinars, que même la prime de rendement de cet instituteur destinée normalement à passer des vacances ne suffit pas devant un emploi du temps aussi chargé de sa femme qui est toujours invitée à ces événements.Contrairement aux hommes, les femmes sont beaucoup plus conviées aux célébrations, qu’elles payent évidemment par ces «tbourik» là. Autant dire que c’est son porte-monnaie qui fait figure d’hôte, nous diront certains dans ce sens car notre société a, dans ces habitudes, perdu certaines notions sur lesquelles l’esprit mercantile a pris le dessus. Ainsi, dès qu’il y a fête, il y a des dépenses qui s’annoncent et perturbent et la bourse et le programme des vacances.Que mesdames et la gent féminine ne nous en veulent pas pour ce constat peut-être amer, mais qui demeure une réalité vécue et racontée d’une manière ironique par de nombreux ménages.
Sohbi B.N
D'ACQUA SIRENCES A BOUHANIFIA OU L'HISTOIRE D'UNE CITE QUI A TOUJOURS PLU A SES VISITEURS